isisaparis

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Lundi, 11 Mars 2013 15:18

Je suis d'ailleurs

Science-fiction / Epouvante "C'était le reflet vampirique de la pourriture, des temps disparus et de la désolation; le phantasme, putride et gras d'égouttures, d'une révélation pernicieuse dont la terre pitoyable aurait dû pour toujours masquer l'apparence nue. Dieu sait que cette chose n'était pas de ce monde - ou n'était plus de ce monde - et pourtant au sein de mon effroi, je pus reconnaître dans sa matière rognée, où transparaissaient des os, comme un grotesque et ricanant travesti de la forme humaine. Il y avait, dans cet appareil pourrissant et décomposé, une sorte de qualité innomable qui me glaça encore plus." Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) fait partie des grands créateurs littéraires de ce siècle. Il est l'inventeur d'un genre inédit : le conte matérialiste d'épouvante, inscrit dans un cadre mythologique terrifiant car cohérent et scientifiquement plausible.
Dimanche, 18 Mars 2012 13:47

Courlande

La Courlande, pays de nulle part ? Longtemps occupée par les Soviétiques, interdite d'accès jusqu'en 1991, cette contrée des confins bordée par la mer Baltique surgit aujourd'hui intacte avec ses ciels infinis, ses forêts, ses plages désertes et ses châteaux en ruine détenus naguère par les barons baltes, descendants des chevaliers Teutoniques. Poursuivant une très ancienne histoire d'amour, Jean-Paul Kauffmann a succombé à l'attraction de cet ailleurs, dernière écluse entre le monde slave et le monde germanique. Ce récit de voyage est aussi une enquête sur la disparition : il s'agit de retrouver la trace d'une jeune Courlandaise, d'un chercheur de tombes, d'un monarque français. Retrouver aussi un pays, autrefois une anomalie historique, aujourd'hui à la recherche de son âme. Jean-Paul Kauffmann est l'auteur, entre autres, de L'Arche des Kerguelen (1993), de La Chambre noire de Longwood (1997) et de La Maison du retour (2007).
Dur, dur d’être fonctionnaire ! Embauchée après huit ans d’études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n’est jamais prise, de rapports qu’elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), de pots de bienvenue, de départ, d’anniversaire. Sans oublier les séminaires « de formation », les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs « débordés » par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT… Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunions, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.
Dimanche, 18 Mars 2012 13:21

Manuel du chasseur de vampires

Si ce modeste ouvrage a attiré votre attention, cher lecteur, c'est que l'image du vampire hante votre esprit ou que, comme moi-même, vous consacrez votre vie à détruire ces effroyables créatures. Mes recherches et mes expériences vous aideront peut-être, du moins je l'espère, à mieux comprendre l'horreur innombrable que vous allez traquer. J'ai en effet rassemblé ici tous les conseils utiles pour identifier les morts vivants, les localiser, les empêcher de sortir du tombeau - ce qui est toujours dangereux - et, enfin, les éliminer. Ce livre est avant tout un guide pratique : vous apprendrez, par exemple, à reconnaître les signes probants d'une activité vampirique ou à rassembler l'équipement utile pour vos expéditions, des gousses d'ail aux pieux en passant par les graines de moutarde, le crucifix et la corde à nœuds. Vous découvrirez l'histoire de ces monstres, de l'Antiquité jusqu'à nos jours, les endroits où on les rencontre habituellement, ainsi que de nombreux autres sites qui valent la peine d'être explorés. Puisque vous avez choisi de me suivre dans cette quête éternelle contre le Mal absolu, venez partager mon expérience. Et, si vous voulez rester en vie, un bon conseil : consultez souvent ce manuel... Constantine Gregory, Esq. St Peter's Church Whitechapel, Londres
« Saine coutume est de jeûner aux jours du malheur. Pourtant, ma longue pratique des fruits et légumes, herbes et racines, muscles et viscères d’animaux sauvages ou domestiques, m’a parfois montré la voie du réconfort. Il s’agit de préparations simples, qui présentent un moindre risque. Certes, accueille-les avec prudence : les meilleurs remèdes peuvent être des poisons pour certaines d’entre vous. Toutefois, n’hésite pas à les goûter, à en tâter. Je te déconseille de caresser, en toute passivité, ton malheur. La tristesse constipe. Recherche la purgation des larmes, ne dédaigne pas la transpiration. Après le jeûne, tourne-toi vers mes recettes. Ma façon est équivoque. Il m’a semblé que mon art n’était pas très respectueux des préceptes. Défie-toi de moi, ne cuisine pas mes potions, si tantôt t’effleure un soupçon. Mais lis cette illusoire ébauche de sorcellerie. Le sortilège, s’il opère, ne le doit qu’au bruit qu’il aura fait : ce qui soigne, c’est le souffle exhalé par les mots. » De la mélisse pour faire revenir un être aimé, ou l’oublier tout à fait ; un chou-fleur en brumes pour déguster la tristesse ; de l’urine et du basilic pour retrouver sa jeunesse ; une longe de veau au poivre pour délier la langue d’un taiseux ; des spaghettis al dente, ail, huile, piment, un verre de vin rouge et deux livres de poésie pour guérir l’indigestion de mots ; telles sont les recettes livrées par Héctor Abad, recettes de vie, d’amour, de passion, de jalousie et surtout une grande leçon de littérature.
Dimanche, 18 Mars 2012 12:27

Les aimants

C’est l’histoire d’un homme qui va rechercher dans l’écriture la jeune femme qu’il a perdue dans la vie. Ava, rencontrée alors qu’ils avaient vingt ans. Ava, qui fut l’amour, l’amie, l’âme sœur. Ava, qui s’est éteinte alors qu’elle brûlait de vie. Et c’est bien la vie qui brûle dans ce roman. Étincelles de grâce, d’innocence, de violence aussi. Pendant toutes ces années, on dirait que ces enfants terribles se découvrent à chaque page. Quand ils se séparent à trente ans, c’est pour mieux se retrouver : d’amants, ils deviennent frère et sœur. Un autre miracle de l’amour. Un autre mystère aussi, puisque s’ils ne se sont jamais quittés, ils n’ont jamais vraiment pu vivre ensemble. Libres comme l’air, les deux complices auront joué avec le temps sans penser qu’il pourrait les blesser, ni se douter que la mort pourrait les séparer. Ce roman d’une beauté fière et recueillie tue le temps et regarde la mort dans les yeux pour ciseler un magnifique portrait de femme entre ciel et terre. Une femme dans sa vérité, ses lumières, ses ombres aussi. Secrète et solaire comme la poésie. Et dont la présence brille ici d’émotion et de grandeur. Les aimants revient sur les pas d’un amour et rejoint l’éternité, parce que c’était elle, parce que c’était lui.
Dimanche, 18 Mars 2012 12:16

Sur l'épaule de la nuit

Sous mes cheveux blancs de neige et dans mon corps sec et noué comme l’écorce nue, je suis un paysage d’hiver que le plein soleil a fui, une terre de silence, immobile et stérile. Je suis vieille, plus vieille qu’il n’est d’ordinaire donné de l’être. Je suis née au coucher d’un siècle, ai vécu le long du suivant, et me retirerai au lever d’un troisième. Mais quand ? C’est long, trois siècles… Je m’abîme, m’émiette, sans jamais encore toucher le fin fond de mes jours. Je dois mourir, il le faut. Que l’on m’aide ! Sur la table de nuit, mon rang de perles enroulé sur lui-même : un serpent luisant, mystérieux. Lui seul connaît mon secret. C’était l’été d’une année de guerre, il y a plus longtemps que quiconque ne peut se souvenir : un amour de vingt-quatre heures qui devait changer ma vie… Nous n’étions pas dans le monde mais en périphérie du monde, au-dessus, en arrière, en dessous, tout contre mais clairement dissociés de lui. C’est cela que permet l’amour. Une apesanteur. Je vais vous conter ces vingt-quatre heures, ensuite je m’effacerai du monde. Finalement, j’aurai été éphémère comme l’est la trace de l’eau glacée sur la pierre brûlante. Ce pourrait être une fable, pourtant c’est la vraie vie, le temps qui s’enfuit et nos amours perdues qu’évoque l’auteur dans ce roman à tiroirs secrets. Une vieille dame qui porte en écharpe le don du bonheur dévoile ici d’étonnantes recettes de vie et nous ouvre des chemins d’espérance.